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Les ratios d’analyse de l’activité
les ratios

Comme indiqué dans mon précédent article «  La capacité d’autofinancement« , voici comment calculer les ratios permettant l’analyse de l’activité.

Qu'est-ce qu'un ratio ?

Pour commencer, un ratio est un rapport entre deux grandeurs caractéristiques, exprimé le plus souvent en pourcentage mais également en durée, nombre de fois, indice, etc.
Pour le gestionnaire, il permet de comparer, réguler, contrôler et piloter l’organisation.

Ainsi, l’analyse par les ratios a pour objet de mettre en lumière les forces et les faiblesses de l’entreprise. Aussi, les ratios permettent de surveiller l’activité et les conditions d’exploitation de l’entreprise, en utilisant notamment des outils pour suivre leurs évolutions et alerter ou sécuriser les décideurs.

Privilégiez donc le tableau de bord pour suivre régulièrement les ratios types sélectionnés par l’organisation.

Ensuite, outils d’aide à la décision, les ratios ne sont pas pour autant exempts de critiques :

  • D’abord, ils sont réducteurs d’information, d’autant plus s’ils ne sont pas accompagnés d’une analyse commentée ;

  • Puis, ils ne sont pas toujours significatifs : ils lissent l’information et ne peuvent prendre en compte le caractère saisonnier de certaines activités ou la répercussion de la sous-traitance dans le résultat par exemple ;

  • Enfin, ils ne permettent pas de mettre en lumière les intentions poursuivies par l’organisation.

Cependant, ils n’en demeurent pas moins très utiles et doivent se comparés avec ceux des entreprises du même secteur, se calculés sur plusieurs exercices et étudiés en corrélation avec d’autres indicateurs.

De même, les ratios étant très nombreux, il n’est pas utile d’en calculer un trop grand nombre. Une sélection est nécessaire au regard de la situation et de la problématique de l’entreprise.

Les ratios d’évolution de l’activité

Tout d’abord, nous avons les ratios d’évolution de l’activité qui prennent en compte principalement le chiffre d’affaires et la valeur ajoutée.

  • Le taux de variation du chiffre d’affaires (CA)

Le taux de variation du chiffre d’affaires (HT généralement) trouve sa pertinence lorsque l’on compare son évolution d’une année à l’autre.
Il se calcul ainsi [(CA N – CA N-1)/CA N-1] x 100.
Jugé satisfaisant lorsque égal ou supérieur à l’objectif visé, il doit au minimum être égal au taux d’inflation.

  • Le taux de variation de la valeur ajoutée (VA)

Le taux de variation de la valeur ajoutée, indicateur important pour mesurer la croissance de la richesse créée par l’entreprise.
On procède comme ci-dessus : [(VA N – VA N-1)/VA N-1] x 100.

De performance

Ensuite, les ratios de performance qui permettent d’analyser la capacité de l’entreprise à générer un solde de rentabilité économique, l’EBE. Celui-ci, ne tenant pas compte de la politique d’investissement, de la gestion financière et encore moins des événements exceptionnels, permet de déterminer la marge obtenue sur le coût de revient de l’activité.

De profitabilité

Puis, les ratios de profitabilité mettent en avant, pour une entreprise, sa capacité à générer des bénéfices à partir de ses ventes. Elle peut se mesurer sous la forme de taux de marge de rentabilité ou de profitabilité.

  • Taux de marge bénéficiaire = (Résultat net / CA HT) x 100
  • Taux de rentabilité interne = (Résultat courant avant impôts / CA HT) x 100
  • Taux de marge commerciale = (Marge commerciale / ventes de marchandises HT) x 100
  • Taux de profitabilité = (CAF / CA HT) x 100

Les ratios de répartition de la valeur ajoutée

En ce qui concerne la valeur ajoutée, elle se répartit entre les différents partenaires de l’entreprise :

  • Part de la VA reversée aux salariés = Charges de personnel / VA x 100
    • Les charges de personnel comprennent les salaires bruts et les charges sociales patronales
  • Part de la VA reversée à l’État :
    • Impôts sur les sociétés / VA x 100
    • Impôts, taxes et versements assimilés / VA x100
  • Part de la VA reversée aux organismes financiers = Charges financières nettes / VA x 100
  • Part de la VA réservée à l’autofinancement de l’entreprise = CAF / VA x 100

D’analyse des charges

Enfin, les ratios d’analyse des charges qui permettent d’indiquer les évolutions dans le temps et par rapport au secteur d’activité.

  • Part des achats de marchandises dans le CA = Coût d’achat des marchandises vendues / CA HT x 100
    • Coût d’achat des marchandises vendues = Achats de marchandises +/- variation des stocks
  • Part des autres charges externes dans le CA = Charges externes / CA HT x100
  • Part des charges de personnel dans le CA = Charges de personnel / CA HT x 100

Pour terminer, afin de réaliser l’analyse de l’activité de votre entreprise, vous disposez des ratios standard dont une partie se présente dans cet article. Pour autant, il est judicieux de créer vos propres ratios au regard des spécificités de votre activité, tels que les kilomètres parcourus dans une entreprise de transport, le nombre de kilowatts dans un atelier, le poids de matières produites dans une usine, le nombre de stagiaires dans un organisme de formation, etc.…, que vous pouvez comparer au chiffre d’affaires, à la valeur ajoutée, à l’excédent brut d’exploitation, etc.

En complément, à partir des soldes intermédiaires de gestion et des différents ratios choisis et calculés, il vous faut diagnostiquer les problèmes, rechercher des solutions pour y remédier afin d’assurer un développement pérenne de votre entreprise.

Laetitia OLIVIER – Assistante administrative, comptable et commerciale de Solyt’Gestion.

Capacité d’autofinancement : comprendre et piloter la santé financière de votre entreprise
capacité d’autofinancement entreprise pour analyser la rentabilité et piloter la gestion financière

La capacité d’autofinancement est un indicateur essentiel pour tout dirigeant.

Pourtant, elle est souvent mal comprise ou peu exploitée dans la gestion quotidienne.

Beaucoup d’entreprises se concentrent uniquement sur le chiffre d’affaires…
sans réellement analyser leur capacité à générer des ressources.

Cet indicateur permet pourtant de répondre à une question clé :

Votre entreprise génère-t-elle suffisamment de ressources pour se développer seule ?

Il permet d’apporter une réponse claire à cette problématique.

Elle offre une vision concrète de la performance financière et permet d’anticiper les décisions stratégiques.

Qu’est-ce que la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement correspond aux ressources générées par l’activité de l’entreprise.

Elle permet de mesurer :

  • la capacité à investir
  • la capacité à rembourser les dettes
  • la solidité financière
  • la rentabilité réelle

Contrairement au résultat comptable, cette analyse donne une vision plus opérationnelle de la situation financière.

Elle s’appuie sur des règles comptables précises définies par l’administration fiscale (source officielle : impots.gouv.fr).

Quel impact concret sur l’entreprise

La capacité d’autofinancement a un impact direct sur la gestion quotidienne.

Elle permet notamment :

  • de savoir si l’entreprise peut financer ses investissements
  • d’anticiper les besoins de trésorerie
  • de limiter le recours aux financements externes
  • de sécuriser le développement

Une capacité insuffisante peut entraîner :

  • des tensions de trésorerie
  • une dépendance aux emprunts
  • un ralentissement de la croissance

À l’inverse, une capacité maîtrisée permet :

  • une gestion plus sereine
  • une meilleure anticipation
  • des décisions plus rapides

Une analyse essentielle pour piloter votre activité

La capacité d’autofinancement ne doit pas être analysée seule.

Elle s’intègre dans une vision globale de votre entreprise.

Une bonne organisation permet de relier :

  • vos encaissements
  • vos charges
  • votre rentabilité
  • votre trésorerie

Pour structurer votre pilotage, vous pouvez consulter : l’analyse de l’activité

Une capacité bien suivie permet de transformer vos données en véritable outil de décision.

Comment améliorer sa capacité d’autofinancement

Améliorer sa capacité d’autofinancement repose sur plusieurs leviers.

Il est possible d’agir sur :

  • l’optimisation des encaissements
  • la maîtrise des charges
  • l’organisation administrative
  • le suivi financier

Une gestion plus rigoureuse permet d’augmenter progressivement la capacité d’autofinancement.

Cet indicateur doit être suivi régulièrement pour ajuster vos décisions.

Une gestion structurée pour une meilleure visibilité

La capacité d’autofinancement dépend directement de la qualité de votre organisation.

Une gestion structurée permet :

  • d’avoir des données fiables
  • de mieux analyser les résultats
  • d’anticiper les évolutions
  • de sécuriser la prise de décision

Sans organisation, il devient difficile d’exploiter efficacement cet indicateur financier.

FAQ

Pourquoi la capacité d’autofinancement est-elle importante ?

Elle permet de mesurer la capacité de l’entreprise à financer ses projets sans dépendre d’un financement externe.

Comment calculer la capacité d’autofinancement ?

Elle se calcule à partir du résultat net en y ajoutant les charges non décaissées.

Toutefois, pour un dirigeant, l’essentiel reste son interprétation.

Une capacité d’autofinancement faible est-elle problématique ?

Oui, elle peut indiquer une difficulté à financer l’activité et à investir.

Comment améliorer sa capacité d’autofinancement ?

En améliorant l’organisation, le suivi financier et la gestion globale de l’entreprise.

Un indicateur à suivre dans le temps

Cet indicateur doit être suivi régulièrement pour être réellement utile.

Une analyse ponctuelle ne suffit pas : c’est la régularité qui permet d’identifier les évolutions, d’anticiper les besoins et d’ajuster votre gestion.

Il devient ainsi un véritable outil de pilotage au quotidien.

Elle permet également d’avoir une vision plus claire et plus fiable de votre situation financière.

Conclusion : structurer pour mieux piloter

La capacité d’autofinancement est un indicateur clé pour comprendre la santé financière de votre entreprise.

Elle permet :

  • d’anticiper
  • de sécuriser
  • de piloter

Mais pour être réellement efficace, elle doit être intégrée dans une organisation claire et structurée.

Si vous souhaitez mieux comprendre vos chiffres et structurer votre gestion, je vous accompagne dans la mise en place d’un suivi simple et adapté à votre activité.

Les soldes intermédiaires de gestion
SIG - Solde Intermédiaire de Gestion - Solyt'Gestion

Pour commencer, les soldes intermédiaires de gestion (SIG) se présentent et s’analysent les uns après les autres. Ils permettent d’isoler les grandes composantes du résultat de l’exercice. En effet, il s’agit d’une décomposition du compte de résultat sous forme fonctionnelle.

Le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel, vu dans mon précédent article « Le calcul des différents résultats de l’activité », et faisant aussi partie des SIG, ne feront pas l’objet d’un développement dans cet article.

La marge commerciale - SIG

Tout d’abord, la marge commerciale calculée que pour les entreprises ayant une activité de négoce et de distribution. C’est-à-dire pour des achats de marchandises revendues en l’état. C’est un indicateur caractéristique des entreprises commerciales mesurant la marge réalisée sur l’activité de vente.
La marge commerciale, différence entre le montant des ventes et le coût d’achat des marchandises vendues, évolue en fonction des variations des prix d’achat et de vente.

Marge commerciale
Ventes de marchandises – Coût d’achat des marchandises vendues

La production de l’exercice

Ensuite, la production de l’exercice, qui mesure la valeur de l’activité industrielle d’une entreprise de fabrication de biens ou d’une entreprise de prestation de services pendant l’exercice.

Obtenue par l’addition de trois composantes de production :

  • Vendue, qui correspond au chiffre d’affaires des produits finis vendus ;
  • Stockée, qui représente la variation des stocks de produits finis, positive en cas de stockage (stock final > stock initial) et négative en cas de prélèvement sur le stock initial (stock final < stock initial) ;
  • Immobilisée qui concerne les éléments que l’entreprise fabrique pour elle-même. Cette production a vocation de conservation dans l’entreprise.

Production de l’exercice
Production vendue +/- Production stockée + Production immobilisée

La valeur ajoutée

Puis, la valeur ajoutée (VA) mesure la richesse créée par l’entreprise lors de la réalisation de ses activités, c’est-à-dire l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise aux biens et services achetés à ses fournisseurs.

C’est un indicateur de gestion important, car la valeur ajoutée permet la rémunération des divers facteurs de production. Sa répartition permet de rémunérer les acteurs économiques :

  • Personnel (salaires nets + intéressements) ;
  • Organismes sociaux (charges sociales salariales + charges patronales) ;
  • Apporteurs de capitaux (versement des dividendes) ;
  • Organismes prêteurs en leur versant des intérêts (charges financières) ;
  • État (impôts, taxes et versements assimilés) ;
  • Entreprise elle-même. Les ressources financières obtenues par l’entreprise grâce à son activité représentent l’autofinancement. Il se mesure avec les dotations aux amortissements, les provisions et la partie des bénéfices mis en réserve.

Valeur ajoutée
Marge commerciale + Production de l’exercice – Consommations de l’exercice en provenance des tiers
(achats +/-variations des stocks des autres approvisionnements + autres achats et charges externes)

L’excédent brut d’exploitation

Enfin, l’excédent brut d’exploitation (EBE) qui représente la marge restant à la disposition de l’entreprise après qu’elle ait payé les salariés et les impôts. Il sert notamment à assurer le maintien ou le développement des outils de production.
Indispensable pour apprécier la performance économique d’une entreprise, l’EBE mesure l’excédent réalisé dans l’entreprise, sans que le résultat ne soit affecté par sa politique d’amortissement et de provision.

Excédent brut d’exploitation
Valeur ajoutée + Subventions d’exploitation – Impôts et taxes – Charges de personnel
(salaires et traitements + charges sociales)

La relecture du compte de résultat décomposé en SIG permet de détailler la formation du résultat.
Il convient désormais de mesurer la capacité de l’entreprise à faire face à de futurs investissements. Cet indicateur s’appelle la capacité d’autofinancement que nous verrons dans un prochain article ainsi que les ratios d’analyse de l’activité.

Le calcul des différents résultats de l’activité
Le compte de résultat

Comme mentionné dans mon précédent article « l’analyse de l’activité par le chiffre d’affaire et les charges afférentes« , découvrons maintenant la formation des résultats de l’activité.

Tout d’abord, le compte de résultat de l’entreprise peut se décomposer en plusieurs résultats. Exploitation, Financier, Exceptionnel et Net (synthèse de divers résultats).

Le compte de résultat présenté en liste

En premier lieu, dans le compte de résultat présenté en liste, les produits et les charges sont organisés en trois parties :

  • Exploitation, issus de l’activité normale et courante de l’entreprise.
    Les produits doivent être suffisants pour couvrir les charges normales de l’entreprise ;

  • Financiers, donnant souvent un résultat financier négatif.
    Ce qui n’est pas alarmant en soi puisque les produits financiers sont souvent faibles. En effet, ce n’est pas l’objectif d’une entreprise de générer des produits financiers.
    Une entreprise a souvent des charges financières correspondant aux intérêts des emprunts contractés pour les besoins de son activité ;

  • Exceptionnels, prenant en compte les opérations qui ne sont pas liées à l’activité courante ni financière de l’entreprise.
    Pour les produits, il peut s’agir de la vente d’une immobilisation, de dons, de dégrèvements d’impôts.
    Pour les charges, de la destruction d’un bien par une catastrophe naturelle, de pénalités sur marché, d’amendes fiscales ou pénales, etc.

Les différents résultats dans le compte de résultat

En second lieu, étant donné que les produits et les charges d’une entreprise peuvent être de trois types, il existe donc trois résultats différents :

  • D’exploitation, résultat réel de l’activité « normale » de l’entreprise, de son cœur de métier ;

  • Financier, témoin de la situation financière de l’entreprise en fonction de ses choix de financement et de placement ;

  • Exceptionnel, qui concerne des faits de gestion exceptionnels. Opérations de gestion ou opérations en capital, c’est-à-dire en lien avec des cessions d’investissements.

De ce fait, la décomposition du résultat net en plusieurs résultats permet d’analyser plus finement la formation du résultat.
Ainsi, un résultat déficitaire ne sera pas interprété de la même façon s’il est dû à un événement exceptionnel (grosse réparation) ou à une dégradation importante de la marge sur les ventes.

Le résultat d’exploitation

Tout d’abord, le résultat d’exploitation.
Ce résultat est obtenu par la différence entre les produits d’exploitation (chiffre d’affaires et autres produits d’exploitation) et les charges d’exploitation (charges les plus courantes).
Le résultat d’exploitation permet de connaître la véritable rentabilité de l’entreprise. Avant la prise en compte des modalités de financement de l’entreprise. Mais aussi, des charges exceptionnelles ou produits des cessions, de l’impôt sur les bénéfices.
Il traduit des gains dégagés par l’activité courante de l’entreprise.

Le résultat d’exploitation est un ratio intéressant pour fournir à un investisseur une bonne image des performances intrinsèques d’une société qu’il cherche à financer.

Il doit être bénéficiaire, puisqu’il porte sur son activité récurrente, sans quoi sa survie à moyen terme est compromise.

Financier

Ensuite, le résultat financier.
Il s’obtient par la différence entre les divers produits financiers. (Coupons, intérêts des placements, produits nets des ventes de valeurs mobilières de placement, etc…).
Et les charges financières. (Coût d’intérêt des remboursements bancaires, pertes en change, charges nettes sur les ventes de valeurs mobilières de placement…).

En pratique, un résultat financier est souvent négatif pour une entreprise (sauf pour les sociétés financières) et renseigne sur son endettement. En effet, toute entreprise s’endette pour investir et paie de ce fait des intérêts financiers. De même, à l’occasion d’une trésorerie négative, même temporaire, l’entreprise règle des frais (agios) sur ses découverts bancaires.

Le résultat financier et le résultat d’exploitation forment le résultat courant.

Le résultat financier est une des composantes du résultat net (résultat d’exploitation + résultat financier + résultat exceptionnel).

Courant avant impôts

Puis, le résultat courant avant impôts.
Solde intermédiaire de gestion, il est l’addition du résultat d’exploitation et du résultat financier. C’est-à-dire des produits et charges liés au fonctionnement quotidien de l’entreprise, que son activité soit industrielle, commerciale ou financière.

Le résultat courant avant impôts ne prend pas en compte les éléments exceptionnels ni l’impôt sur les bénéfices. Il est un indicateur de gestion indispensable puisqu’il permet d’évaluer la marge que l’entreprise est capable de dégager sur son activité normale.

Exceptionnel

Egalement, le résultat exceptionnel.
Il s’obtient par différence entre les produits exceptionnels et les charges exceptionnelles.
Il correspond au résultat qui n’est pas lié à l’exploitation normale de l’entreprise. Et ne s’inscrit pas de façon durable dans ses résultats futurs.
Un fort résultat exceptionnel peut amener une entreprise à dégager du bénéfice (ou générer une perte). Alors que son résultat net serait négatif (ou positif) sans sa prise en compte. Il faut l’étudier avec soin pour ne pas fausser l’analyse du résultat global de l’entreprise.

Net

Et enfin, le résultat net.
Il est la différence entre les produits et les charges d’une entreprise. Il correspond donc tout simplement au bénéfice lorsque le résultat est positif. Ou à la perte, ou déficit, lorsque le résultat est négatif.
Il est calculé chaque année, pour l’exercice comptable.

Etant le solde final de l’activité, le résultat net d’une entreprise agrège les résultats d’exploitation, financier et exceptionnel. Vus précédemment, auxquels il faut enlever la participation des salariés, lorsqu’elle existe, et les impôts sur les bénéfices.

Dans un prochain article, je vous développerais une autre lecture du compte de résultat possible en calculant des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Outils d’analyse essentiels, ils vont permettre de suivre les différentes étapes de la formation du résultat. Mais aussi d’établir des comparaisons dans le temps et par rapport aux moyennes de la profession.

L’analyse de l’activité par le chiffre d’affaires et les charges afférentes

Article mis à jour en 2026 – pour une gestion adaptée aux enjeux actuels des dirigeants

Pour commencer, l’analyse de l’activité de l’entreprise se fonde sur le compte de résultat.
Celui-ci permet de dégager le résultat de l’entreprise. Qui peut être déficitaire (une perte) ou bien bénéficiaire (un bénéfice).

Ce résultat est ainsi obtenu par différence entre les divers types de produits et de charges. Mais, la simple élaboration des comptes, comme définie dans l’article du Code de Commerce, est insuffisante pour analyser l’activité.

analyse activité entreprise pour améliorer le pilotage, la gestion et la prise de décision des dirigeants

L’élaboration du compte de résultat, une obligation comptable

Ensuite, l’étude du compte de résultat dans une démarche de gestion va au-delà des obligations comptables. Précisées dans l’article L123-12 du Code de commerce.

« Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant doit procéder à l’enregistrement comptable des mouvements affectant le patrimoine de son entreprise. Ces mouvements sont enregistrés chronologiquement.

Elle doit contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l’entreprise.

Elle doit établir des comptes annuels à la clôture de l’exercice au vu des enregistrements comptables et de l’inventaire. Ces comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe, qui forment un tout indissociable.»

En effet, le compte de résultat mesure les flux concernant l’activité de l’entreprise. Cela au cours d’une période donnée appelée exercice comptable, s’étalant sur 12 mois.
Aussi, il est établi sur les imprimés Cerfa n°2033-B pour les entreprises relevant du régime simplifié d’imposition. Et sur les imprimés n°2052 et 2053 pour les entreprises relevant du régime réel normal d’imposition.

Puis, de l’enregistrement comptable obligatoire, il convient ensuite de passer à l’étude de la ventilation des charges de la structure. Et à celle des produits pour la partie exploitation courante.

La ventilation du chiffre d’affaires par nature d’activité

Le compte de résultat, bien que synthétique, comporte toutes les charges et produits d’un exercice comptable. Celui-ci répartis par nature (d’exploitation, financiers, exceptionnels).
Le résultat réalisé sur l’exercice permet donc une première appréciation quant au niveau du résultat de l’activité. Une analyse simple peut-être également réalisée pour mieux visualiser la répartition du chiffre d’affaires de l’entreprise et des charges.

De ce fait, une fois connue la ventilation de l’activité par nature (exemple : répartition du chiffre d’affaires pour les ventes de marchandises et les prestations de services), il est intéressant de connaitre la répartition mensuellement pour avoir une vision dans le temps.

La répartition du chiffre d’affaires mensuel

Egalement, la répartition du chiffre d’affaires mensuel permet d’analyser les ventes tout au long de l’exercice. Il est nécessaire de l’étudier par type d’activité.

À partir des chiffres fournis par la comptabilité, on répartit donc les ventes de chaque mois par type d’activité.

La répartition et l'analyse des charges

De la même façon qu’il est intéressant de faire une ventilation du chiffre d’affaires, il est utile de regarder la répartition des charges sur l’année.

Pour cela, à partir du compte de résultat, une synthèse des principales masses de charges est réalisée. Pour réaliser ce travail, il faut s’appuyer sur les numéros des comptes utilisés en comptabilité. Et également regrouper les charges propres à l’activité et celles propres au fonctionnement.

Une analyse adaptée à l’évolution de votre entreprise

L’analyse de l’activité doit évoluer avec votre entreprise.

Une analyse régulière permet d’ajuster votre organisation, d’anticiper les changements et de prendre des décisions plus pertinentes.

Elle devient un véritable outil de pilotage au quotidien.

Enfin, pour réaliser une analyse de l’activité la plus fiable possible, il est nécessaire de travailler sur les documents comptables relatifs aux trois derniers exercices. D’étudier l’évolution du chiffre d’affaires, des diverses charges, du résultat… et éventuellement de voir l’impact des décisions prises.

Pour terminer, après avoir étudié l’activité par le chiffre d’affaires et les charges, il est intéressant de s’attacher à la formation des résultats.

Les indicateurs commerciaux
indicateurs commerciaux

Afin d’évaluer la rentabilité d’une activité commerciale, il est nécessaire d’avoir des indicateurs.

Calcul des indicateurs

Marge commerciale

Tout d’abord, la marge commerciale est l’indicateur de référence. Il peut être complété par un calcul de taux de marge ou de marque.

Elle est le seul indicateur commercial présent dans les soldes intermédiaires de gestion. Pour l’obtenir, on calcul la différence entre le chiffre d’affaires et le coût d’achat des marchandises vendues.
Cet indicateur peut être calculé pour l’activité globale de l’entreprise ou spécifiquement pour une opération commerciale.
Sert à faire face aux autres charges et à dégager du bénéfice.

Taux de marque

Ensuite, le taux de marque correspond au pourcentage de la marge commerciale sur le prix de vente unitaire ou le chiffre d’affaires global. On l’obtient en divisant la marge commerciale par le prix de vente et en multipliant le résultat par cent.

Coefficient multiplicateur

Enfin, le coefficient multiplicateur, permet de déterminer le prix de vente à partir du coût d’achat. L’on divise le prix de vente par le coût d’achat.

Peut également se calculer directement en additionnant 1 au taux de marge.

Il peut servir à déterminer le prix de vente d’un bien, en cas de modification du coût d’achat.

Les logiciels de gestion commerciale offrent la possibilité d’automatiser le calcul des prix de vente avec le coefficient multiplicateur à tout changement de coût d’achat.

En gestion, les calculs sont HT. Pour autant, les entreprises commerciales vendant aux particuliers utilisent souvent un coefficient multiplicateur TTC afin de simplifier le calcul du prix public.
Dans ce cas, pour les calculs d’indicateurs, il sera nécessaire de le déterminer HT afin de respecter les règles de gestion.
Les entreprises de production n’ont pas, en termes de gestion, de marge commerciale. Pour autant, lors de leurs opérations de vente, elles peuvent réaliser ces mêmes calculs pour leur gestion interne.

Les factures et les indicateurs commerciaux

Chaque opération commerciale peut faire l’objet de calculs commerciaux spécifiques.

La facture étant un document commercial, il est possible de calculer des indicateurs commerciaux courants, utiles pour connaître la performance de l’opération commerciale.

Néanmoins, il est important de faire attention lors d’une négociation commerciale de ne pas vendre en deçà du coût d’achat. En effet, tout d’abord c’est interdit, et ensuite, la marge commerciale unitaire serait négative, cela serait donc une vente à perte.

Dans le cas de réduction commerciale, il convient de prendre le dernier net commercial pour le calcul des indicateurs commerciaux. En cas de réduction financière, l’escompte n’est pas pris en compte dans les calculs commerciaux.

Laetitia de Solyt’Gestion – Secrétaire comptable indépendante et gestionnaire de transport externe .

Les activités et les cycles dans l’entreprise
compte de résultat

Comme mentionné dans mon précédent article «Les flux et documents de gestion», il y a trois niveaux très utiles pour l’analyse de l’activité.

En effet, dans le compte de résultat, l’activité se « découpe » horizontalement avec trois cycles : exploitation, financière et exceptionnelle. Je vais donc aborder ce sujet plus en détail.

Pour commencer, les activités mises en œuvre pour le fonctionnement des organisations s’inscrivent dans un cadre récurrent : le cycle. En gestion, cela peut se traduire par la répétition régulière d’opérations sur une période donnée, qui correspond généralement à l’année civile.

La notion de cycle dans le compte de résultat

Exploitation

Tout d’abord, le cycle d’exploitation concerne toutes les organisations. Il se détermine de trois façons selon les entreprises :

  • Production de biens, il s’agit de la durée entre l’approvisionnement de matières premières achetées, et la vente des produits finis ;
  • Production de services, la durée du cycle se détermine entre la demande de réalisation du service et sa finalisation pour le client ;
  • Commerciale, c’est-à-dire qui achète pour vendre en l’état, le cycle d’exploitation représente la durée entre l’entrée des marchandises et leur revente.

Lorsqu’il existe, on y intègre également, le cycle de production. Il ne touche que les entreprises industrielles ou de prestations de services (attention, les entreprises commerciales n’ont pas de cycle de production).

Pour les entreprises industrielles, il s’agit de la durée nécessaire à la transformation des matières premières en produits finis. Pour les entreprises de services, la durée du cycle se détermine du début de la réalisation de la prestation à son achèvement.

Financier

Puis, les cycles :

  • de financement,
  • d’investissement,
  • d’exploitation,

sont les cycles financiers utilisés par l’analyse financière pour décrire et analyser le fonctionnement de l’entreprise.
Je reviendrais sur le cycle de financement et le cycle d’investissement dans un prochain article.

Exceptionnel

Enfin, le cycle exceptionnel qui concerne toutes les activités qui ne se rapportent pas au cycle normal d’exploitation de l’entreprise.

Les cycles et le besoin en fonds de roulement

Le cycle d’exploitation, dans le compte de résultat, génère le besoin en fonds de roulement (BFR). À l’occasion des décalages dans le temps entre les flux réels (achat, ventes et constitution de stocks) et les flux financiers correspondant (règlement des dettes financières et encaissement des créances clients). C’est décalages provoquent des besoins de financement, appelés besoins en fonds de roulement.

Il est donc important d’être attentif à la structure du cycle d’exploitation. En effet, ce dernier a des incidences sur le BFR et sur la trésorerie.

Laetitia OLIVIER – Secrétaire comptable indépendante de Solyt’Gestion.

Les flux et documents de gestion
flux

Pour commencer, il est très important d’identifier les flux de gestion, afin de pouvoir faire le lien entre la comptabilité générale et la gestion.
En effet, chaque opération comptable se traduit par un enregistrement dans des comptes, qui a des incidences dans les documents de gestion.

Caractéristique des flux

Premièrement, un flux de gestion se compose comme suit : son utilisation appelée emploi, son origine appelée ressource, sa nature et son montant.

  • D’abord l’emploi, qui met en évidence la destination faite du montant concerné par le flux (Traductible de la sorte : quelle utilisation de l’argent ? A quoi sert l’argent ? Où va l’argent ?)
  • Puis, la ressource, qui met en évidence l’origine du montant concerné par le flux (traductible par : d’où vient l’argent ? Quelle en est l’origine ?)
  • Enfin la nature, qui permet l’identification du flux : réel en ce qui concerne les éléments matériels, quasi réel pour les éléments immatériels et financiers pour le montant.

Les incidences des flux de gestion dans les documents de synthèse

À savoir qu’en comptabilité financière, la démarche pour appréhender les flux passe par l’enregistrement comptable sous forme de débit et de crédit.
Alors que, en gestion, l’analyse des flux passe par un raisonnement en emplois et en ressources.

Donc, pour appréhender la gestion, il n’est pas nécessaire de connaitre la comptabilité, mais le raisonnement emploi/ressource est fondamental.

Identification des emplois et des ressources

À ce propos, chaque flux va concerner au moins deux comptes, qui peuvent être de deux natures :

  • En premier lieu, d’activité:
    Les comptes positionnés en emploi mettent en évidence « ce qui coûte » ;  appelés des charges.
    Les comptes positionnés en ressource concernent « ce qui rapporte » ; appelés des produits.
    Le compte de résultat, document de gestion, comprend les comptes de charges et de produits.
  • En second lieu, de patrimoine :
    Les comptes positionnés en emploi mettent en évidence « ce que l’entreprise possède/ce qu’on lui doit (les créances) » ; ils représentent l’actif.
    Les comptes positionnés en ressource concernent « ce qu’on lui a prêté sous forme de capitaux/ce qu’elle doit (les dettes) » ; appelés passif.
    Le bilan, document de gestion, comprend les comptes d’actif et de passif.

La structure des documents de gestion

Secondement, la comptabilité générale regroupe les informations chiffrées de façon homogène et structurée dans sept classes :

  • 1 : les comptes de capitaux
  • 2 : les comptes d’immobilisation
  • 3 : les comptes de stocks et en-cours
  • 4 : les comptes de tiers
  • 5 : les comptes financiers
  • 6 : les charges
  • 7 : les produits

Par ailleurs, le plan comptable général (PCG), détaille la liste des comptes par classe. Il propose une présentation dite en systèmes au nombre de trois : abrégé, base et développé.

Effectivement, les classe de 1 à 5 concernent le bilan (patrimoine), les 6 et 7 le compte de résultat (activité).

Les documents de gestion

Le compte de résultat

En ce qui concerne le compte de résultat, il traduit l’activité de l’entreprise pendant une année comptable, appelée exercice.
Celui-ci, présenté sous forme de tableau, met en correspondance les charges (emplois d’activité) et les produits (ressources d’activité) générés pendant un exercice comptable. Il est plus pratique de faire coïncider l’année civile et l’année comptable, au moins pour des raisons de correspondance fiscale.

Le résultat, quant à lui, se calcule par différence entre les produits et les charges. Lorsque les produits sont supérieurs aux charges, le résultat est bénéficiaire et s’inscrit dans les emplois. Il met en évidence la différence entre les ressources plus élevées que les emplois. Pour le résultat débiteur, la logique est la même.

A savoir :

  • Premièrement, le compte de résultat présente les emplois et les ressources de l’activité ;
  • Ensuite, le solde de l’activité s’appelle résultat ;
  • Enfin, l’activité peut être « découpée » horizontalement avec trois strates : exploitation, financière et exceptionnelle. C’est trois niveaux sont très utiles pour l’analyse de l’activité (je reviendrai sur ce point dans un prochain article).

Le bilan comptable

Quant au bilan comptable, il traduit le patrimoine de l’entreprise à une date donnée, à l’issue d’une année comptable.
D’abord, ses emplois indiquent les postes de l’actif : ce qui appartient à l’entreprise et ce que l’on doit à l’entreprise. Il s’agit de l’état des biens et créances.
Ensuite, ses ressources, inscrites au passif, indiquent les fonds dont l’entreprise a disposé sous la forme de capitaux propres et de dettes.
Le total de l’actif est égal au total du passif, ce qui correspond à la règle fondamentale de la comptabilité en partie double. Équilibre obtenu par l’inscription du solde de l’activité issu du compte de résultat : ce solde s’appelle le résultat. Celui-ci, qu’il soit positif ou négatif, se reporte dans les capitaux propres. En ce sens, on peut considérer que le bilan s’alimente de tous les flux pris en compte par l’activité pendant l’année.

A savoir :

  • D’abord, l’actif récapitule ce que l’entreprise possède et ce qu’on lui doit. Il se décompose en deux grandes catégories : l’actif immobilisé et l’actif circulant ;
  • Puis, le passif récapitule ce que doit l’entreprise. Il se décompose en trois grandes catégories : les capitaux propres, les provisions pour risques et charges, et les dettes (emprunts, dettes exploitation et hors exploitation).

Laetitia de Solyt’Gestion – Gestionnaire de transport externe et Secrétaire comptable indépendante.

La Gestion – différencier Comptabilité et Gestion
comptabilité

La comptabilité financière et la gestion entretiennent des liens indiscutables et étroits.
Elles se fondent sur des informations financières qui peuvent être communes, c’est surtout par leurs objectifs qu’elles se distinguent.

La comptabilité financière, obligatoire, répond pour l’essentiel à la question du « Combien ? ». Elle procure une mesure globale du résultat.

La gestion, moins formalisée, s’appuie sur l’information comptable, l’enrichit d’analyses pour ainsi répondre à la question du « Pourquoi ? ». Elle permet également la simulation.

La comptabilité

Plus précisément, la comptabilité financière synthétise des données chiffrées. Dans un cadre légal et réglementaire fixé par le plan comptable général (PCG).
Au-delà des informations qu’elle fournit à l’entité, elle répond à une obligation vis-à-vis des dirigeants et des tiers (prêteurs, organismes sociaux, services fiscaux, etc.). Qui peuvent être amenés à apprécier la situation économique de l’entité au regard des relations qu’ils entretiennent respectivement avec elle.
La comptabilité financière permet le calcul du résultat et de l’impôt sur une période fixée, appelée exercice comptable. Elle est nécessaire mais non suffisante.

La gestion

La gestion va donc dans un premier temps, prendre appui sur la comptabilité financière pour disposer ainsi des données nécessaires à l’élaboration d’opérations plus complexes. Dont les finalités, prises individuellement, peuvent être multiples, mais répondent globalement à un objectif final qui est d’assurer la rentabilité, donc la pérennité de l’activité.

En gestion, on va généralement utiliser des données « plus fines ». Elles vont nécessiter de retravailler dans des documents spécifiques celles de la comptabilité financière en y agrégeant des données nouvelles. Mais les règles appliquées sont plus souples et permettent un choix de solutions diversifiées.

Ainsi, par l’élaboration de ces nouveaux documents, une connaissance approfondie et plus pertinente de l’activité va pouvoir émerger. Par exemple, isoler le résultat d’un produit donné par rapport à l’ensemble de la production. Analyser l’activité sur une période plus courte que celle de l’exercice comptable. Identifier les charges pour un service donné. Calculer la rentabilité d’un investissement, etc.

Il va donc s’agir, à partir de ces divers documents, d’exercer en quelque sorte une veille.  De nature à permettre au gestionnaire, à tout moment, d’adapter ses décisions aux nécessités de l’activité. Tant pour assurer une réalisation dans des conditions satisfaisantes pour les divers acteurs (salariés, clients, prêteurs, actionnaires, etc.) que pour se protéger à long terme. Et dégager de nouvelles orientations en rapport avec un contexte plus global (concurrence, évolutions technologiques, évolution des marchés financiers, etc.).
La gestion peut être considérée comme une discipline qui, grâce à des outils adaptés, permet le pilotage de l’organisation.

La grande liberté dont dispose le gestionnaire dans le choix des outils constitue par ailleurs un atout. Elle peut cependant être également source de difficultés ou d’erreurs si les choix effectués ne sont pas pertinents.

Solyt’Gestion – Assistante indépendante et gestionnaire de transport externe.

Licence et Attestation de transport – ne pas confondre
attestation transport

Attestation transport

En premier lieu, si vous réussissez l’examen donnant l’aptitude à exercer des fonctions de direction transport, la DREAL ou DRIEA, vous remettra l’attestation de capacité transport.
Ou, par équivalence suite à l’obtention de diplômes en transport de niveau supérieur.

En somme, ce document obligatoire, vous permet d’exercer la profession de transporteur, ou celle de gestionnaire de transport prestataire de services extérieurs.

Licence qui n'est pas une attestation de transport

Ensuite, l’entreprise détient la licence de transport qui permet d’exercer votre activité.
Aussi, l’entreprise reçoit la licence transport si votre inscription au registre des transports est validée.

Différentes licences de transport

Par ailleurs, parmi les licences qui peuvent être détenues par votre entreprise se trouvent :
la licence de transport communautaire internationale
ainsi que la licence de transport intérieur.

Une entreprise de transport de marchandises peut bien-entendu détenir des licences de moins et de plus de 3.5 tonnes et une autre de commissionnaire.

Pour obtenir une licence

Au cas où votre entreprise ne détient pas d’attestation de capacité, correspondant au tonnage du ou des véhicules que vous entendez utiliser, vous pouvez, soit :

  • Employer un cadre détenteur de l’attestation de capacité transport ;
  • Faire appel à un prestataire de services extérieurs toujours titulaire des attestations de capacité adéquates.

Formalités d'obtentions de licence transport

Afin d’obtenir votre licence transport, votre entreprise doit présenter un dossier complet à la Driea ou Dreal.
Celui-ci comprend la demande Cerfa correspondante, accompagnée des pièces demandées.
Dont le contrat vous liant à un gestionnaire transport ou d’une attestation de capacité personnelle.

Vous devrez également justifier d’une capacité financière suffisante en fonction du nombre et du tonnage des véhicules.

Assistance licence transport

À savoir que vous pouvez faire appel à mes services afin que je vous accompagne pour la création de votre entreprise.
Ou encore, pour l’obtention d’une licence transport de marchandises.
Laetitia OLIVIER – Gestionnaire de transport.

Gestionnaire transport externe - Attestation de transport

De plus, entrepreneur transport sans détention personnel de l’attestation de capacité transport correspondant aux tonnages prévus, faite appel à un gestionnaire de transport externe.