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Le devis : obligations
Le devis - obligations

Qu’est-ce qu’un devis ?

Tout d’abord, un devis est une proposition commerciale faite par un fournisseur à son client. En soi, ce n’est pas un contrat mais un engagement unilatéral.
Lors de la signature par les deux parties, Il devient un contrat, d’où l’importance des mentions obligatoires détaillées ci-dessous.

Ensuite, la conservation se fait en double exemplaire, chaque partie devant conserver une copie du document. Il est possible de le transmettre par voie postale, voie électronique ou encore, remis en main propre.

Dès la réception du devis par le client potentiel, le fournisseur s’engage à pouvoir fournir les biens et/ou services indiqués, au prix et aux conditions mentionnées sur le devis.

Enfin, la durée de validité du devis peut être fixée par le fournisseur : au-delà de cette date, le prix et les conditions pourront être sujets à changements.

Mentions obligatoires

Une fois signé, le devis a valeur de contrat. Pour être valable, il doit comporter certaines mentions :

  • mention « Devis » indiquée clairement ;
  • date d’émission et la durée de validité de l’offre ;
  • statut et forme juridique de l’entreprise ;
  • nom, raison sociale et adresse de l’entreprise (numéro de téléphone et adresse électronique), ainsi que les numéros SIREN et RCS ;
  • numéro individuel d’identification à la TVA. Dans le cas où il y a exonération de TVA, indiquer la mention de l’article du code général des impôts prévoyant une exonération de TVA. Par exemple : « Franchise de TVA, art. 293B du CGI » pour les micro-entreprises ;
  • coordonnées du client ;
  • date de début et durée estimée des travaux ou de la prestation ;
  • description des services/produits vendus, avec pour chacun la quantité et le prix unitaire ;
  • prix horaire ou forfaitaire de main d’œuvre ;
  • frais de déplacement, éventuellement ;
  • conditions générales de vente, les conditions de paiement et les modalités de prestation du service ;
  • somme globale à payer HT et TTC, en précisant les taux de TVA applicables.

D’autres mentions sont obligatoires selon les cas, tel que pour le service à la personne, les entreprises de déménagement …

Conseils

Afin de gagner du temps, au niveau de la négociation avec le client, indiquez directement sur le devis :

  • vos coordonnées bancaires,
  • les moyens avec lesquels vous contacter le plus efficacement (téléphone, e-mail, etc.).

L’on conserve les devis pendant 10 ans.
L’on peut les conserver sous format papier ou sous format électronique.

Pour la création de modèles ou encore la saisie de vos devis, n’hésitez pas à contacter SOLYT’GESTION qui se fera un plaisir de collaborer avec vous et selon vos besoins.

La facture : obligations
Facture - Solytgestion

Tout d’abord, une facture est un document qui sert de preuve commerciale. Matérialisant une transaction financière, c’est également un justificatif comptable et un support pour la déduction et collecte de TVA.

Ensuite, pour être valable, une facture doit comporter un certain nombre de mentions obligatoires, sous peine d’amende, à savoir :

  • La date d’émission de la facture ;
  • Le numéro de la facture (attention, à indiquer sur chaque page si celle-ci en comporte plusieurs. Ce numéro doit être unique et établi dans un ordre chronologique, sans rupture);
  • Les coordonnées du vendeur et de l’acheteur – Structure juridique, raison sociale et numéro de SIREN ;
  • Le numéro d’identification de TVA du vendeur. Si le montant est supérieur à 150€, indiquer également celui de l’acheteur professionnel ;
  • La dénomination précise de la vente ou prestation de service ainsi que la quantité ;
  • Le prix unitaire par article ou service ainsi que le total HT ;
  • Le montant total de la TVA avec sa répartition s’il y a différents taux applicables. Dans le cas où il y a exonération de TVA, indiquer la mention de l’article du code général des impôts prévoyant une exonération de TVA. Par exemple : « Franchise de TVA, art. 293B du CGI » pour les micro-entreprises ;
  • Les réductions liées directement aux opérations de ladite facture ;
  • La date à laquelle le règlement doit intervenir ainsi que le taux des pénalités exigibles en cas de non-paiement à la date de règlement inscrite sur la facture.  Et le montant de l’indemnité forfaitaire due pour frais de recouvrement en cas de retard de paiement de 40€.

D’autres mentions sont obligatoires selon les cas, tel que pour l’EIRL, l’artisan du bâtiment…

La facture : Professionnels à Particuliers - et - entre Professionnels

La facturation en double exemplaire est obligatoire entre professionnels.

Concernant la facturation d’un professionnel à un particulier, elle est obligatoire que dans les cas suivants :

  • À la demande du client
  • Si le montant de la prestation de service est supérieur à 25€ TTC
  • Pour les ventes de marchandises à distance ou pour les livraisons intracommunautaires exonérées de TVA
  • Pour certains travaux immobiliers

Délais de conservation

Les factures doivent être conservées pendant 10 ans.
Elles peuvent être conservées sous format papier ou sous format électronique. Les professionnels peuvent conserver sur support informatique les factures et pièces justificatives reçues sous format papier à condition de garantir leur reproduction à l’identique.

Si vous souhaitez vous décharger de cette tâche chronophage, n’hésitez pas à contacter SOLYT’GESTION qui se fera un plaisir de collaborer avec vous et selon vos besoins.

Fixer son prix de vente
Fixer son prix de vente - Solyt'Gestion

Il est important de fixer un prix de vente qui soit juste. En fonction du marché, de la qualité de votre service et de l’offre proposée par la concurrence.

Estimer son coût de revient

Pour commencer, il vous faut estimer votre coût de revient.
Il s’agit de la méthode qui convient le mieux aux prestataires de services pour fixer le coût de leur intervention. Ou leur taux horaire.

Le calcul du coût de revient est une étape indispensable pour connaître votre marge… de manœuvre.
Cette opération technique requiert la prise en compte de tous les types de charges. Car en effet, votre chiffre d’affaires doit couvrir vos charges.

Le coût de revient correspond au montant total des coûts directs et indirects. Mais également fixes et variables. De production et de distribution, supportés pour un service vendu.

À partir du coût de revient vous pouvez effectuer le calcul du prix de vente de la manière suivante :

Prix de vente = coût de revient + gain souhaité.

Pour le calcul de votre prix de vente au plus juste, contactez Solyt’Gestion.

Fixer son prix de vente en tenant compte de la concurrence

Afin de fixer son prix de vente, il faut également confronter le prix de vente envisagé d’un service. Avec les prix proposés par vos concurrents. En effet, on ne peut pas uniquement se baser sur des calculs financiers.

  • Si vos services présentent des caractéristiques similaires à ceux de vos concurrents. Les prix de vente proposés doivent être proche des prix qu’ils proposent.
  • Dans le cas où vous décidez de fixer un prix de vente plus bas que ceux de vos concurrents. Vous devez vous assurer d’être tout de même en mesure de couvrir l’ensemble de vos dépenses (donc d’atteindre le seuil de rentabilité) et de dégager un profit suffisant.
  • Et si vous fixez un prix de vente plus haut que les prix proposés par vos concurrents. Cela doit être justifié par des avantages compétitifs, une qualité supérieure, une bonne notoriété…

Les risques associés à l’élaboration des tarifs

Risques d'un prix de vente trop haut

Les ventes ne sont pas à la hauteur de vos prévisions. Etes-vous certain que les bénéfices de vos services apportent une plus-value.  justifie un montant plus élevé que celui de vos concurrents ?

  • Soit votre offre ne vaut pas ce que vous en demandez selon le client,
  • Soit vos services ne sont pas surestimés. Mais le client potentiel, pour le service demandé, n’est pas prêt à mettre ce montant.

Risques d'un prix de vente trop bas

Un prix de vente trop bas peut engendrer un risque économique mais également marketing.

En effet, premièrement, avec une marge plus faible que celle de vos concurrents, êtes-vous sûr de pouvoir faire face à vos charges. Et au financement du développement de votre activité afin de maintenir vos profits sur le long terme ?

Deuxièmement, les services « pas chers » sont associés à des services de faible qualité. Le risque encouru à moyen terme est de voir votre image de marque se dégrader. Il existe un autre effet pervers… Adopter une politique commerciale trop agressive risque de déclencher une guerre tarifaire, venant encore dégrader votre marge.